Les polices municipales se sont nettement développées depuis une dizaine d’années à la fois pour répondre aux missions de police administrative et préventive mais également en matière de traitement contre la délinquance. On dénombre aujourd’hui plus de 20 000 policiers municipaux.
Le rôle et le métier des polices municipales ont beaucoup évolué ces dernières années. Dans les petites villes comme dans les grandes agglomérations, il est devenu plus répressif. Dans certaines communes où il n’y a ni gendarmes, ni police nationale ce sont les policiers municipaux qui traitent en
grande partie la délinquance de voie publique. Mais les missions confiées aux APM (agents de police municipales) recouvrent des réalités très contrastées
selon la volonté politique du maire mais aussi selon la réalité du terrain. La loi du 15 avril 1999 a eu pour effet de renforcer la présence des policiers municipaux dans les dispositifs territoriaux de prévention de la délinquance.
On est clairement passé d’un agent chargé de la police des marchés et de l’encadrement de manifestations locales à un corps d’agents municipaux aux pouvoirs élargis en charge de la tranquillité publique qui parfois ne se distingue plus vraiment pour le citoyen de la police nationale. Il y a un risque certain pour la PM de glisser vers un volet plus répressif. L’armement et peut être plus encore le travail de nuit modifient l’image de ce corps. Il y a clairement un risque de confusion qui se
construit sur le retrait de la police d’État sur certains territoires et sur la remise en
cause de sa stratégie de « police de proximité ».
A méditer.