L'élève poignardé dans son lycée est décédé, l'agresseur présumé interpellé
Hakim, 18 ans, est mort hier, vendredi soir un peu avant 23 heures à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Il a succombé à ses blessures après avoir été poignardé quelques heures plus tôt par un camarade de son âge, dans un couloir du lycée Darius-Milhaud au Kremlin-Bicêtre.
Le lycéen soupçonné d'être l'auteur des coups de couteau, âgé lui aussi de 18 ans et domicilié à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), a été interpellé en pleine rue vers 1 heure du matin ce samedi à Ivry-sur-Seine.
La police le décrit comme «prostré».
Une histoire de «séduction»
Le drame serait survenu vers 10h40 à l'intérieur de l'établissement, à la suite d'une dispute entre les deux élèves. Il serait lié à une histoire de «séduction». La soeur de la victime, élève en classe de seconde du lycée, aurait été importunée par l'agresseur présumé d'Hakim la veille du drame. Elle prévient alors son frère. «Ils se sont pris la tête à cause d'elle, je ne sais pas pourquoi. L'agresseur a alors sorti un couteau, et l'a planté dans la victime», a expliqué vendredi après-midi une élève de 1ère, en précisant avoir assisté à la scène.
Hakim était un élève « calme »
Dès l'annonce du drame, les cours ont été annulés dans l'établissement. Une cellule de crise sera mise en place dès lundi. Devant les grilles du lycée Darius-Milhaud, les élèves rassemblés faisaient part vendredi midi de leur «surprise» et du «choc» provoqué, au sein de l'établissement, par la nouvelle de l'agression.
«C'est arrivé à la récréation, dans un couloir du lycée. On est tous très choqués, on ne s'y attendait pas», explique ainsi Tony, 17 ans, élève de seconde générale. «La victime était un élève de BEP vente. C'était quelqu'un de calme et de respecté. Ce qui vient de lui arriver, ça fait peur. Ca veut dire qu'on n'est même plus en sécurité à l'intérieur du lycée», a ajouté Jennyfer, 17 ans, élève de BEP Sanitaire et social.
Luc Chatel demande une minute de silence mardi
Le ministre de l'Education nationale, porte-parole du Gouvernement, Luc Chatel a exprimé son «immense tristesse». Il s'était déplacé avec son collègue de l'Intérieur dans le lycée vendredi en fin d'après-midi et proposé ensuite « à l'ensemble des proviseurs de lycée et des principaux de collège de faire respecter une minute de silence à la mémoire d'Hakim dans la journée du mardi 12 janvier.»
Présent sur place en compagnie de Luc Chatel, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur a souligné qu'il s'agissait d'«un drame individuel». «Il ne s'agit pas d'un phénomène collectif, d'un phénomène de bande, il s'agit d'un drame individuel, lié semble-t-il à des préoccupations personnelles, autour d'une rivalité amoureuse.»
«Aucun incident notable dans cet établissement dans les années précédentes»
Le lycée polyvalent Darius-Milhaud accueille 1 500 élèves dans des sections générales et professionnelles.
Selon la mairie du Kremlin-Bicêtre, «il n'y a eu aucun incident notable dans cet établissement dans les années précédentes». Le maire Jean-Luc Laurent (MRC) «a longuement discuté avec le proviseur et doit se rendre sur place», a indiqué son secrétariat. «Il y a des tensions, mais elles n'ont jamais été aussi loin», témoigne un professeur de l'établissement.
Impuissance
C'est donc un sentiment d'impuissance qui prédomine après le drame. Le président (PS) de la région a détaillé les mesures de sécurité financées dans l'établissement. «Le lycée était bien protégé, on avait mis des portiques de sécurité et des caméras de vidéosurveillance voilà un an et demi. Il n'y a pas de problèmes de sécurité». Le ministre de l'Education a reconnu qu'il était bien «difficile» de protéger un tel établissement.
Paix en son ame.
Souces: Le Parisien avec l' AFP. 08.01.2010, 11h57 | Mise à jour : 09.01.2010, 07h58
Hakim, 18 ans, est mort hier, vendredi soir un peu avant 23 heures à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Il a succombé à ses blessures après avoir été poignardé quelques heures plus tôt par un camarade de son âge, dans un couloir du lycée Darius-Milhaud au Kremlin-Bicêtre.
Le lycéen soupçonné d'être l'auteur des coups de couteau, âgé lui aussi de 18 ans et domicilié à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), a été interpellé en pleine rue vers 1 heure du matin ce samedi à Ivry-sur-Seine.
La police le décrit comme «prostré».
Une histoire de «séduction»
Le drame serait survenu vers 10h40 à l'intérieur de l'établissement, à la suite d'une dispute entre les deux élèves. Il serait lié à une histoire de «séduction». La soeur de la victime, élève en classe de seconde du lycée, aurait été importunée par l'agresseur présumé d'Hakim la veille du drame. Elle prévient alors son frère. «Ils se sont pris la tête à cause d'elle, je ne sais pas pourquoi. L'agresseur a alors sorti un couteau, et l'a planté dans la victime», a expliqué vendredi après-midi une élève de 1ère, en précisant avoir assisté à la scène.
Hakim était un élève « calme »
Dès l'annonce du drame, les cours ont été annulés dans l'établissement. Une cellule de crise sera mise en place dès lundi. Devant les grilles du lycée Darius-Milhaud, les élèves rassemblés faisaient part vendredi midi de leur «surprise» et du «choc» provoqué, au sein de l'établissement, par la nouvelle de l'agression.
«C'est arrivé à la récréation, dans un couloir du lycée. On est tous très choqués, on ne s'y attendait pas», explique ainsi Tony, 17 ans, élève de seconde générale. «La victime était un élève de BEP vente. C'était quelqu'un de calme et de respecté. Ce qui vient de lui arriver, ça fait peur. Ca veut dire qu'on n'est même plus en sécurité à l'intérieur du lycée», a ajouté Jennyfer, 17 ans, élève de BEP Sanitaire et social.
Luc Chatel demande une minute de silence mardi
Le ministre de l'Education nationale, porte-parole du Gouvernement, Luc Chatel a exprimé son «immense tristesse». Il s'était déplacé avec son collègue de l'Intérieur dans le lycée vendredi en fin d'après-midi et proposé ensuite « à l'ensemble des proviseurs de lycée et des principaux de collège de faire respecter une minute de silence à la mémoire d'Hakim dans la journée du mardi 12 janvier.»
Présent sur place en compagnie de Luc Chatel, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur a souligné qu'il s'agissait d'«un drame individuel». «Il ne s'agit pas d'un phénomène collectif, d'un phénomène de bande, il s'agit d'un drame individuel, lié semble-t-il à des préoccupations personnelles, autour d'une rivalité amoureuse.»
«Aucun incident notable dans cet établissement dans les années précédentes»
Le lycée polyvalent Darius-Milhaud accueille 1 500 élèves dans des sections générales et professionnelles.
Selon la mairie du Kremlin-Bicêtre, «il n'y a eu aucun incident notable dans cet établissement dans les années précédentes». Le maire Jean-Luc Laurent (MRC) «a longuement discuté avec le proviseur et doit se rendre sur place», a indiqué son secrétariat. «Il y a des tensions, mais elles n'ont jamais été aussi loin», témoigne un professeur de l'établissement.
Impuissance
C'est donc un sentiment d'impuissance qui prédomine après le drame. Le président (PS) de la région a détaillé les mesures de sécurité financées dans l'établissement. «Le lycée était bien protégé, on avait mis des portiques de sécurité et des caméras de vidéosurveillance voilà un an et demi. Il n'y a pas de problèmes de sécurité». Le ministre de l'Education a reconnu qu'il était bien «difficile» de protéger un tel établissement.
Paix en son ame.
Souces: Le Parisien avec l' AFP. 08.01.2010, 11h57 | Mise à jour : 09.01.2010, 07h58


